Suivi d’un samedi d’euphorie

J’ai  encore remercié la lune ce matin, ce petit croissant qui décroit doucement, j’ai ce que je voulais : le contraire d’une vie monotone !

J’ai répondu à Cat que j’avais envoyé juste ce petit mot par la poste à Christophe : est ce que tu as toujours envie de me revoir ?

J’ai commencé mon samedi dans la sérénité, encore envahie de la douceur de la soirée de la veille. Je commence la journée à nouveau seule : Raphaëlle est repartie, Clémentine en vadrouille et Félix submergé par son travail de directeur, encore dans son école…

Quand j’ouvre internet, je n’en crois pas mes yeux !

Non seulement j’ai un merveilleux message de Christophe mais j’ai aussi un mail de Dimitri … Je ne peux pas m’empêcher de prendre une photo de l’écran…

Du côté de Christophe, c’est  ce que j’attendais enfin :

si j’ai toujours envie de te revoir?
Crever la bulle de nos écrits enivrants pour des échanges de quel ordre?
Que veux-tu?
Que voulons-nous?
Pas seulement nous revoir, des photos suffiraient.
Non, il faut que ce soit physique, corporel voire sensuel ou charnel…
C’est ça?

Je suis prêt.

Je n’en dirai pas plus un peu par superstition….

Dimitri lui a besoin de me parler… Je le vois mardi à la sortie du boulot….

Publié dans:  on 7 février 2010 at 16 04 40 0240 Laisser un commentaire

Bar à vin, again

Vendredi soir j’ai retrouvé Cat pour une soirée au bar à vin. Le temps passe sans que l’on arrive à se voir aussi souvent qu’on le voudrait. Mercredi soir nous étions en même temps au concert des enfoirés. Mais nos billets ne nous ont pas permis le rapprochement. Pas de hasard, elle était avec son mari et nous n’aurions pas pu nous laisser aller… Ils m’ont raccompagnée en voiture. Tom fait semblant d’aller bien au volant, il me reparle du concert. Cat assise derrière est pâle, elle a perdu du poids et semble fatiguée. On en reparle enfin ce vendredi. La machine est lancée chez elle : ils doivent vendre la maison pour pouvoir louer un toit, chacun de leur côté. Les filles ne sont pas encore averties vraiment. Tom est malheureux parce que toujours amoureux.  Cat n’en peut plus de ne pas vivre sa vie comme elle en a envie. Il lui faut attendre.

Malgré cela elle me semble encore avoir de l’énergie à revendre et a entrepris un bilan de compétences qui lui fait beaucoup de bien. Notre soirée est délicieuse. Je me sens très proche de Cat, on partage le même engouement pour nos boulots respectifs, et la même envie de vivre les choses de l’amour avec passion. L’histoire est compliquée pour elle, avec le meilleur ami de Tom qui ne veut rien savoir… Je voudrais pouvoir l’aider plus !

- « Et toi, où tu en es avec Christophe ? » me demande-t-elle à son tour…

Publié dans:  on at 15 03 57 0257 Laisser un commentaire

Samedi de déprime

j’ai pleuré, trop pleuré après ce jour où l’on s’est longuement téléphoné. Seule à la maison, impossible de m’arrêter de pleurer.  Soit disant je devais reprendre une vie normale….

Qu’est ce qu’on peut bien faire après ça ?

J’ai envie de le revoir, point barre. Paradoxalement, quand il me dit, en larmes, qu’il va venir me voir, je freine des quatre fers. Je lui écrit que je ne veux pas quitter mon mari (ce qui est vrai il me semble) et que je ne suis pas libre en février, mes parents sont chez moi.

Après je m’étonne qu’il ne donne plus de nouvelles. Lorsque je le rappelle et lui demande s’il a toujours envie de me voir, il me dit : « bien sûr, mais tu avais l’air de dire que ce n’était pas possible… »

Damned, pourquoi je me mets dans des situations pareilles ?

C’est Bé qui m’aide à m’en sortir ce samedi là. Elle est disponible à mes mails et essaye de me faire remonter à la surface. Grâce à elle, je sors au lieu de me morfondre et je dévore » l’échappée belle » d’Anna Gavalda au soleil.

Mais je suis coriace, c’est dimanche soir, grâce à un texto, le premier texto de Christophe sur mon téléphone portable, que je plane à nouveau. Je suis irrécupérable.

Publié dans:  on 5 février 2010 at 23 11 45 0245 Laisser un commentaire

Envie d’évasion

J’ai envie de retourner en Grèce cet été, c’est l’endroit du monde où je me sens le mieux. Félix me dit qu’il ne veut partir que 15 jours. C’est déprimant !

Je propose trois semaines, il me dit c’est 15 jours ou sans moi…

Publié dans:  on 4 février 2010 at 8 08 57 0257 Commentaires (3)

L’amour et Raphaëlle

Ma grande fille sera à la maison lundi pour une petite semaine. J’ai envie de parler d’elle.

Elle était en 5° quand un jour elle m’annonce en riant :

« tu sais, maman, je sors avec Swan ! »

Ma réaction immédiate a été de l’embrasser. Je suis tellement heureuse de cette confidence !

C’est avec Chriss que pour la première fois je la vois, deux ans plus tard, main dans la main avec un garçon…

En  Grèce avec nous elle écrit souvent à Thira qui est devenu son premier amant. Elle va rentrer au lycée, elle a quinze ans. Toujours très complice avec Clémentine, elles rient comme des folles en se racontant leurs vies. Thira est charmant, nous le recevons à la maison, il vient avec nous en vacances. Leur histoire dure toute une année  puis Raphaëlle se lasse, sort même avec son meilleur ami le regrettant aussitôt…

Au premier trimestre, alors qu’elle est en première elle m’annonce un soir, les yeux brillants : « maman, j’ai rencontré un mec sur internet »

Là je ne ris plus ni ne l’embrasse. Mon sang ne fait qu’un tour. Pour moi, en 2005, un mec sur internet c’est forcément un pédophile de 50ans se faisant passer pour un jeune.

« Maman ! Il parle avec moi avec la web cam ! Il a pas 50 ans … »

« …. ? »

« Ben oui, sur MSN on met tous les deux la cam et on se voit »

Pourtant l’ordi est dans le salon, je ne m’en suis pas aperçue. Evidement à ce moment là je suis préoccupée par ma vie de couple à moi qui ne pas fort et ma reprise d’études alors je rate des trucs chez mes filles. je m’en veux.

« Comment tu l’as connu? » je demande

« Sur un forum de discussion des fans d’Indochine »

« Mais encore ? « 

« C’est Grena (sa meilleure amie) qui me l’a présenté »

« Qu’est ce que tu sais de lui ? « 

« Il est en terminale, à Montpellier »

Nous étions en décembre 2005, ma fille Raphaëlle venait de rencontrer Dibou, le jeune homme avec lequel elle vit encore aujourd’hui un amour véritable et entier.

Mais le soir où elle m’avoue cette rencontre virtuelle, elle ne l’a pas encore « vu en vrai ». Elle veut me prévenir qu’il va peut être venir… Je le découvre moi aussi par l’intermédiaire de la cam. Il est tout mignon et se coiffe comme Nicolas Sirkis….

Au mois de Janvier suivant, elle me demande si elle peut passer le week end entier chez Grena.

« Deux nuits ?  » je lui dit

« Oui maman,  Fatia descend de Paris et on veut passer le week-end ensembles ! »

« Attend, Raphaëlle, Fatia peut être, et Dibou, il sera aussi non ? »

« Non, maman je te jure, Dibou ne vient pas. »

A ce moment là, en plus de mes études et notre relation bancale, Félix doit se faire opérer. Il va passer quelques jours à l’hôpital, je laisse Raphaëlle à ses copines. Je l’appelle le dimanche :  » tout va bien maman, je reviens à la maison ce soir. » Ce qu’elle fait.

C’est en Mars alors que Félix est en convalescence à la maison et qu’on en profite tous les 2 pour ranger un peu la maison que j’ouvre, dans sa chambre, une petite boite posée sur son étagère. Pourquoi j’ai fais ça je ne le sais encore pas aujourd’hui.

A l’intérieur de la boite, deux billets de train sont pliés. Un aller et un retour à Montpellier. Je ne mets que quelques secondes à comprendre : elle ne m’a pas menti, Dibou n’est pas venu. C’est elle qui est partie deux jours à Montpellier…. sans rien dire à personne…. à seize ans….

Publié dans:  on 30 janvier 2010 at 12 12 02 0102 Commentaires (4)

Concordance des temps…

Nous nous sommes perdus de vue, Christophe et moi durant 25 années et par un hasard miracle incroyable nous nous sommes recherchés au même moment.
Lorsque j’ai écrit son nom sur le net et que j’ai retrouvé son visage, trois jours après seulement j’avais son premier message. J’ai toujours pensé qu’il s’était aperçu, je ne sais pas comment, que je l’avais recherché. Et bien je viens d’apprendre que non. Lui aussi, a tapé mon nom pour me trouver, au même moment que moi 25 ans après….

J’ai eu sa voix à nouveau, tout à l’heure. Après un milliard de mails deux lettres et plusieurs coup de fil je l’ai enfin, il est chez lui et disponible pour parler. Sa voix me fait du bien. J’étais à ramasser à la petite cuillère et soudain je vais un peu mieux, j’ai bien fait de l’appeler.

Je suis descendue dans la cave, à l’abri, pour être avec lui. Ce petit moment de bonheur je veux le savourer y repenser, me repasser ses paroles indéfiniment.

Mais il faut que je « reprenne une vie normale »

Je me fait trop d’illusions, trop de mal. J’ai l’illusion que plus rien n’existe que nous deux. Au concert jeudi soir je n’ai fait que pleurer : toutes les chansons choisies par les enfoirés sont terribles pour moi. Je rêvais (j’y suis allée seule) qu’il était là avec moi.  Pourquoi je me fais mal comme ça j’en sais rien, je vois la lune et je pleure, je regarde un film et je pleure. Je n’arrive plus à travailler alors que j’ai des tonnes de boulot.

Il a redéboulé dans ma vie sans prévenir et m’a inondée d’amour à un tel point que j’ai eu l’illusion de croire qu’il pouvait débarquer à tout moment tellement il avait envie de me voir, me disant qu’il voulait larguer sa copine.  Et puis soudain, le silence. Aujourd’hui il me dit encore des choses belles mais je ne sais plus où j’en suis.

Il n’a pas quitté sa compagne. Elle est toujours très jalouse et à l’affut du moindre mail sur sa messagerie.

Il faut que je reprenne une vie normale et que j’arrive à me contenter du peu que l’on va pouvoir se donner, du peu que moi je vais pouvoir lui donner aussi : je n’ai pas envie de tout envoyer balader, non. Je délirais quand je pensais  « au premier jour du reste de ma vie ».

Ma vie est belle il faut que je m’y raccroche et je vais continuer à l’écrire ici

Publié dans:  on 29 janvier 2010 at 20 08 26 0126 Commentaires (6)

Silence encore

Je ne peux pas lui téléphoner comme je veux.

Il me manque.

Ses silences recommencent, je n’arriverai jamais à m’y habituer.

Il n’y a qu’une chose extra ce soir c’est que je pars au concert des « enfoirés » et que je vais m’éclater.

Publié dans:  on 27 janvier 2010 at 18 06 03 0103 Laisser un commentaire

La grande maison (fin)

Une fois que j’ai ma première fille puis la seconde, onze mois après, je ne me pose plus la question de savoir si je suis bien ou non aux Iris. La Marianne serait trop petite pour une famille de 4 personnes, nous aurions été surement obligés de déménager et je pense qu’il n’y a rien à regretter. Aux Iris, le grand père est mort sans avoir la chance de connaitre sa première petite fille. Ma belle mère est de retour  et occupe le rez de chaussée, et Ève possède toujours sa chambre au même étage que nous. Je dois composer avec ma belle famille. Quand j’y repense aujourd’hui j’ai envie de hurler d’avoir accepté cela sans jamais me plaindre.

Nous élevons nos enfants ici, avec beaucoup d’espace et la possibilité de profiter aussi de la maison « chaud-abri » à la montagne. J’ai largement assez parlé de l’évolution de ma relation avec Félix je n’y reviendrai pas.

En ce début d’année 2010, j’ai eu besoin de m’installer dans la chambre de Raphaëlle, délogeant Félix qui avait squatté son bureau. je m’y suis fais mon espace intime, ma cabane sous la mezzanine. Rien que le déménagement de quelques affaires dans ce petit espace de liberté a donné un sens à cette nouvelle année qui commençait. Il faut dire que je l’avais commencée en envisageant de tourner la page et d’essayer d’oublier Christophe. Tout à changé depuis le 13 janvier.
J’ai un peu envie d’être en train d’écrire le premier jour du reste de ma vie………….

Publié dans:  on 24 janvier 2010 at 1 01 15 0115 Commentaires (2)

Vitesse supérieure

Depuis son appel du 13 janvier, au boulot, j’essaye de rappeler le n° qu’il m’a donné sans succès, je tombe toujours sur sa messagerie… Heureusement le week end suivant, je suis débordée par des conférences prévues pour le boulot et le temps file sans que je devienne trop folle. C’est le 19 que j’ai enfin sa lettre entre mes mains… Le 20, alors que je suis  occupée avec un groupe d’enfants, Ephysia s’approche et me chuchote : « c’est un Christophe pour toi au téléphone ». Non seulement sa discrétion  est remarquable mais en plus elle prend mon relai auprès des petits.
Christophe est là à nouveau.  On se parle tant qu’on peut. Il me rappelle encore un peu plus tard, je sors au soleil pendant que tout le monde mange.

Jeudi,  je prends le risque de l’appeler de chez moi.  J’ai trop besoin que cela dure plus longtemps. J’apprends des bribes de choses sur lui… On évoque notre amour passé et celui dont on est sûr, aujourd’hui . Et il finit par apprendre que c’est avec Félix que je vis toujours, que c’est avec Félix que j’ai eu mes deux filles. « C’était lui ou moi » me dit il…

Je ne suis plus la même.

Nous sommes passés à la vitesse supérieure, on veut se revoir.

La réalité m’a rattrapée.

Il n’y a plus rien de virtuel ni de fantasmé.

Publié dans:  on 22 janvier 2010 at 20 08 36 0136 Commentaires (3)

Un instant, quelque part.

J’ai regardé dans la boite aux lettres, juste avant de partir à une réunion. Je suis en retard mais je prends le temps de regarder quand même. A travers la fente, je la vois : j’aperçois une écriture manuscrite sur une enveloppe avec mon nom dessus.  Je me retiens de hurler. Enfin ! Il m’a enfin écrit !

6 jours après ce long coup de fil du 13  janvier j’ai ENFIN le droit à d’autres nouvelles.

Je rentre à nouveau comme une folle pour chercher Ephysia. C’est elle et elle seule qui a les clés de cette fameuse boite aux lettres.

- « Vite, Ephysia » je dis « donne moi ta clé, j’ai reçu quelque chose que j’attendais dans la boite aux lettres ». J’ai l’air affolé, heureusement elle croit que c’est parce que je vais être en retard à ma réunion…

Elle m’accompagne et récupère du coup tout le courrier de la crèche.

Je m’éloigne en serrant machinalement l’enveloppe précieuse.

Je dois prendre le tram et rejoindre le service petite enfance ou l’on m’attend ;  il est plus juste de dire que je devrais déjà être arrivée… Impossible de prendre le temps de lire la lettre tranquillement. Je déchire juste l’enveloppe, il y a plusieurs feuillets  et j’entrouvre un peu plus et je lis : « mon amour »…

Cela me suffit. Je plie les feuillets et les garde au chaud dans ma main. La chaleur de cette sensation m’enivre et ne va plus me quitter. La lettre devient mon doudou, en arrivant à la réunion, je la glisse tout doucement et discrètement  dans ma poche et n’enlève pas mon blouson.

Il fait déjà nuit lorsque rentrée chez moi je déplie enfin les pages. Il y en a 3. Je les manipule avec précaution, en les caressant pour qu’elles reprennent forme. Le papier est épais, jaune clair.

« Un instant, quelque part ».

Christophe commence comme cela ses mots qui me sont destinés. Je reçois trois pages d’amour total. Il n’a jamais cessé, écrit-il, de penser à moi depuis 25 ans. 26 aujourd’hui, bonne année ! Il évoque la lune et notre déraison. Il propose de me prendre par la main et…

Je lis, je lis et je relis.
Comment est ce possible que je mérite cet amour là?

Publié dans:  on 20 janvier 2010 at 22 10 05 0105 Commentaires (7)